“La légende de Little Eagle” est le titre de mon nouveau roman, autopublié sur les plateformes d’Amazon et de Smashword.
Disponible en versions digitales sur Amazon, Smashword, FNAC, Sony, Apple, Kobo et autres librairies numériques, en version papier sur Amazon.com
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Après avoir publié Cougar Corridor en 2009, j’ai terminé récemment l’écriture d’un nouveau roman. Comme il se passe en partie dans le Montana, pourquoi ne pas le présenter sur ce site, d’autant plus que c’est là-bas que j’en ai trouvé le point de départ.
La légende de Little Eagle n’a pourtant rien à voir avec la nature ou la vie sauvage, mais avec un pilote de combat originaire du Montana qui s’est tué durant l’été 1944 en France.
Voici plusieurs années, j’étais tombé dans un petit musée de la Flathead Valley
sur une lettre écrite en 1947 par un citoyen français, André Mathy, aux parents d’un pilote américain, LeRoy Lutz, qui avait évité in extremis de détruire la maison de sa famille près d’Epernay. Bien plus tard, j’ai imaginé qu’une journaliste, Hélène Marchal, la quarantaine, héritait de nos jours d’une maison dont elle n’avait jamais entendu parler, et où un drame semblable s’était déroulé durant la guerre. Sa mère décédée, Hélène se rend à Verdeil, petit village bourguignon, pour y visiter cette maison.
Sur un rayon de bibliothèque où quelques livres semblent avoir été oubliés, elle découvre un bout de papier qui dépasse d’un ouvrage. C’est une copie carbone d’une lettre adressée en 1947 aussi par son grand-père maternel aux parents du premier lieutenant John Philipp Garreau, qui s’était sacrifié durant l’été 1944 dans des circonstances semblables à celles qu’évoquait André Mathy. A savoir qu’il avait renoncé à sauter en parachute alors qu’il se rendait compte que son Mustang P-51-D en perdition, touché peu auparavant par la DCA allemande, allait percuter un immeuble. S’y trouvaient les grand-parents d’Hélène et leurs deux enfants, dont sa mère, Christiane, âgée de quatre ans à l’époque. Hélène est bouleversée par cette découverte: elle doit à John Philip Garreau le fait d’avoir pu vivre ! Et très vite, elle sent qu’elle a à son égard une dette considérable.
Hélène entreprend des recherches sur Internet au sujet de ce pilote, sans trouver grand-chose. Et un jour, elle décide de se rendre dans le Montana, à Browning, “capitale” de la nation des Blackfeet, d’où venait celui qu’elle appelle désormais Johnny, et dont elle va fleurir régulièrement la tombe au cimetière voisin. Malgré son nom français, Johnny Garreau était-il un Indien ?
A Browning, mais aussi à Missoula et dans d’autres endroits du Montana,
Hélène enquête, recherche, interroge, fouille les archives. Son projet est de glaner suffisamment d’informations pour reconstituer la vie de John Philip Garreau, de raconter son histoire, sa légende. Elle craint de ne pas trouver suffisamment de matériel, et s’est arrogée le droit de combler les vides en exprimant ses pensées, ses intuitions, en donnant à son récit une dimension légendaire, en interprétant certains faits, indices et témoignages. Car une légende, nous dit le dictionnaire, est fortement liée à un événement - en l’occurrence déterminant pour le destin d’Hélène - et indissociable du personnage par lequel il est survenu. Mais notre narratrice ne fera finalement qu’un usage modéré de cette démarche, car elle va trouver des sources inattendues qui lui en apprendront beaucoup plus qu’elle ne l’imaginait au sujet de John Philip Garreau. Notamment ce fait incroyable: ce dernier a rencontré, en Corse, quelques jours avant sa mort, un de ses héros: Antoine de Saint-Exupéry. Avec lequel il a longuement discuté du mystère que représente, à ses yeux, la mort du Petit Prince. Discussion imaginaire, bien sûr, puisque à part la fameuse lettre d’André Mathy, que je reproduis approximativement dans ce récit, La légende de Little Eagle relève entièrement de la fiction.
Tout comme Hélène, je me suis plongé, pour écrire ce roman, dans une douzaine de livres de récits, témoignages et souvenirs de pilotes américains ayant combattu en Europe durant la guerre. Beaucoup de ces pages étaient fascinantes, bouleversantes. A commencer par ceci: tous ces aviateurs, très jeunes, avaient été volontaires. Inimaginable aujourd’hui ! Leur formation était extrêmement sélective, dure et meurtrière. Beaucoup d’entre eux se tuaient à l’entraînement, certains étaient abattus lors de leur première mission, les plus habiles et les plus chanceux rentraient aux Etats-Unis après deux cents heures de combat.
Au printemps 1944, John Philip Garreau fut d’abord basé en Angleterre, d’où son groupe de combat accompagnait des forteresses volantes partant pour bombarder des objectifs industriels en Allemagne. Si vous voulez vous faire une idée de ce “grand cirque” dans lequel il évoluait, cliquez ici: youtube-world-war-two-air-combat-memorial6 (La bande sonore n’est pas du meilleur goût, mais on ne perd rien en coupant le son.) Et si vous voulez savoir comment le vivaient ceux qui y participaient, c’est ici: youtube-ww2-air-combat-knights-in-the-sky-pt-33
Je n’aurais sans doute pas pu écrire de manière crédible les scènes aériennes qui parsèment ce récit au fil des missions de Johnny Garreau. Mon ex-collègue Jean-Bernard, fin connaisseur de l’histoire de l’aviation et familier de tout ce qui vole depuis les frères Wright jusqu’à la navette spatiale, a été pour moi un précieux consultant. C’est grâce à lui que ces séquences “tiennent en l’air” (c’est le cas de le dire), et je lui suis reconnaissant pour ses corrections, précisions, conseils et encouragements sur plusieurs mois.
Dans ce roman, je cite à plusieurs reprises des propos d’un écrivain du Montana que j’admire et que j’aime, William Kittredge. Dans ses livres, celui-ci développe de manière récurrente des théories au sujet du sens des histoires et de l’importance que les histoires ont dans nos vies. Toutes les histoires: celles que nous entendons, celles que nous nous racontons à nous-mêmes, celles que nous imaginons, d’une manière sérieuse ou fantaisiste, celles que nous aimerions vivre. Selon Kittredge, les histoires nous permettent de nous situer dans la vie et dans le monde. Et elles relient. Les choses et les gens, et les êtres entre eux. Hélène va le vérifier plusieurs fois, et d’une manière bouleversante à la fin du livre.
Je parle de ceci à dessein, car un livre, bien sûr, relie son auteur à ses lecteurs. Mais aussi parce que La légende de Little Eagle, au stade du manuscrit, a relié plusieurs personnes dont la plupart ne se connaissent pas. Jean-Bernard, bien sûr, mais aussi sa femme Marguerite, qui a lu cette histoire, tout comme Pierre-André, Franck et Carole, Mireille, Françoise, Geneviève, Sarah, Stéphane. Tous m’ont gratifié de conseils, remarques, critiques utiles pour les dernières révisions de ce roman.
Franck, qui est biologiste, est passionné de motos.
C’est lui qui m’a suggéré les réparations et contrôles que devait entreprendre Johnny Garreau sur une vieille Indian Chief des années 30 qui dormait dans le garage de Browning où il travaillait pour gagner quelques sous en vue d’apprendre plus tard à piloter.
Franck vient d’acquérir une superbe Harley Davidson datant de 1945, parfaitement restaurée, et s’apprête à me la montrer un de ces jours. Comme je ne pilote ni moto ni avion, il n’a pas de souci à se faire: je ne vais pas lui demander de pouvoir lui emprunter son bijou !
Et voici l’Indian de Little Eagle !
Stéphane,lui, est un géophysicien impliqué dans la surveillance de l’activité volcanologique du Mt Saint-Helens. Il survole chaque année cette montagne à bord d’un superbe biplan piloté par son ami Dan, qui lui offre à chaque fois une gâterie sous la forme de quelques figures acrobatiques.
La légende de Little Eagle doit encore trouver un éditeur, bien sûr. Mais elle existe. Encore une preuve, grâce à Steph qui a bidouillé le matos sur son iPad ? (Cliquer sur le texte pour le lire.)
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La Eastern Cougar Foundation (www.easterncougar.org/Newsletters) a publié dans sa Newsletter de décembre 2009 une critique de Cougar Corridor. En voici sa traduction.
Cougar Corridor. Par Florian Rochat. (2009 : en français) 235 pages. Editeur : Le Passage. Auteur: Dr. Lucina Hernandez, directeur, Rice Creek Field Station/professeur assistant au Département de sciences biologiques, Université de l’Etat de New York, Oswego, NY
En tant que scientifique avec une expérience des prédateurs mammifères terrestres, y compris les cougars, j’étais curieuse de voir comment le sujet des lions de montagnes pouvait être abordé dans un roman. Avec surprise et plaisir, j’ai appris que Florian Rochat avait abordé les enjeux importants et complexes de la prédation et de la conservation d’une manière compréhensible pour le public. D’une manière admirable, il le fait sans laisser de côté l’information scientifique sur le sujet. Il l’utilise au contraire pour construire un chef-d’œuvre. L’auteur touche le cœur du problème de la conservation de nombreuses espèces – la fragmentation de l’habitat naturel par l’urbanisation. Pour illustrer cet enjeu, Rochat a choisi une espèce qui, ici en Amérique du Nord, est confronté au problème : le cougar.
Dans ce livre bien documenté d’un point de vue scientifique, Rochat explique d’une manière simple les particularités de la biologie des cougars, en particulier leur dispersion. Il explique pourquoi ils ont besoin de voyager sur de longues distances et pourquoi il est parfois possible d’en voir près de zones urbaines.
Le livre est passionnant de la première à la dernière page. L’auteur maintient son lecteur collé à son histoire. Chaque jour, quand je lisais ce roman, je disais à mon mari John Laundré, qui est un spécialiste de la recherche sur les cougars, à quel point il était intéressant et combien il apporte d’importantes informations au public.
Même si ce livre s’attache à décrire le conflit entre humains et cougars, d’autres grand prédateurs, tels que les loups et les ours, sont confrontés à la même situation. Cougar Corridor excelle à aider les gens à comprendre les dimensions des activités humaines et la manière dont elles affectent la conservation de ces animaux. Ceci est amplement démontré lorsque l’auteur parle du désir chaque jour plus marqué qu’ont des gens de vivre près de zones naturelles et sauvages, en ne voyant pas qu’en même temps ils détruisent et fragmentent cette nature, détruisant l’habitat des espèces sauvages, et que tôt ou tard ils risquent une rencontre avec un animal tel que le cougar (page 30). La discussion au sujet de l’attaque d’un jeune homme par un de ces félins est particulièrement poignante par rapport à cet aspect souvent évoqué – et exagéré – des conflits impliquant des humains et des lions de montagne. D’une manière générale, ce sont les cougars qui
www.uswp.edu
paient le prix fort lors de ces interactions.
Il est triste que ce pays, où nous produisons une importante information scientifique au sujet des cougars, est le même pays qui refuse d’utiliser cette information de valeur pour protéger ces animaux. Ceci est particulièrement vrai pour le cougar de l’Est, dont les populations sont en danger, et la panthère de Floride. Nous, aux Etats-Unis, sommes confrontés aux conséquences de nouveaux développements urbains qui affectent une espèce lorsque nous perdons des habitats sauvages pour le seul avantage de quelques personnes. Le cougar symbolise le dernier bastion de vraie nature sauvage. Le fait que des populations du felis cocolor existent encore dans quelques endroits signifie que nous avons là des écosystèmes sains, avec tous leurs éléments – flore et faune (p.30).
Comme le déclare Michael Dupuis (un des personnages du livre) : « Nous devrions considérer que la vie et les zones sauvages qui demeurentsur la Terre ont le droit de le rester, et que notre société a le devoir de les protéger » (p. 233). J’espère que ce livre aidera les gens à comprendre la valeur des cougars et à les motiver pour les protéger. Rochat non seulement met le problème sur la table, mais il nous donne la solution – conservation de corridors naturels pour cette espèce et d’autres – d’où le titre du livre.
Je recommande ce livre non seulement pour le grand public, mais également pour les étudiants des différentes disciplines qui peuvent analyser les conflits relatifs à la conservation d’un prédateur. J’encourage aussi fortement l’auteur et son éditeur à envisager la traduction de cet excellent livre en espagnol et en anglais afin que les Nord-Américains - en dehors du Québec -puissent lire le message important que Rochat délivre d’une manière aussi éloquente.
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Book Review: COUGAR CORRIDOR
By Florian Rochat. (2009: in French) Paperback, 235 pages. Publisher: Le Passage. Reviewed by Dr. Lucina Hernández, Director, Rice Creek Field Station/Assistant Professor, Department of Biological Sciences, SUNY Oswego, Oswego, NY
As a scientist with experience with terrestrial mammalian predators, including the cougar, I was curious to see how the topic of mountain lions was approached in a novel. With surprise and satisfaction, I learned that Florian Rochat has addressed the important and complex topics of predation and conservation in manner understandable to the public. Admirably, he does this without putting aside scientific information. Instead, he uses it to build a masterpiece. He puts his finger on the center of the problem of conserving many species–habitat fragmentation due to urbanization and ex-urbanization. To illustrate the problem, Rochat choose one species that here, in North America, faces this problem–the cougar.
In this scientifically well documented book, Rochat explains in an easy manner the facts of cougar biology, in particular dispersion. He explains why cougars need to travel long distances and why sometimes it is possible to see a cougar close to urban areas.
The book is passionate from the first page to the end; the author keeps the reader connected to the plot. Every day while I was reading the book, I told my husband John Laundré, who is a researcher of cougars, how interesting it was and that it provides important information to the public.
Even though the book is about the conflict between humans and cougars, other top predators, such as wolves and bears, also have the same conflicts with humans. COUGAR CORRIDOR is excellent in helping people understand the dimensions of human activities as they affect the conservation of these animals. This is amply displayed when the author talks about the everyday-more-frequent-desire of people to live close to wild and natural areas while failing to see that at the same time they are destroying and fragmenting the wilderness, destroying habitat for wildlife, and sooner or later may face close encounters with wild animals such as cougars (Page 30). The discussion of the cougar’s attack on a young man was especially poignant regarding this sensitive and often over-exaggerated area of human-cougar conflicts. Usually, cougars are the ones who suffer the most in these interactions.
Lucina Hernandez with her husband John Laundré and an anaestetized cougar
It is unfortunate that this country, where we are producing important scientific information about cougars, is the same country that doesn’t want to use this valuable information to protect it. This is especially true for the endangered eastern cougar and Florida panther. We in United States are facing the consequences of the new urban development that affects one species when we lose wild habitat for the benefit of a few people. The cougar symbolizes the last bastion of real wilderness. The fact that the cougars still exist in some places means that we have a healthy ecosystems there, with all their parts–flora and fauna (Page 30).
As Michael Dupuis (one of the characters in the book) states: “We should consider that wildlife and wild areas on the Earth have the right to continue wild and our society has the obligation to protect and conserve it” (Page 223). I hope that this book helps people understand the value of cougars and motivates the public to protect them. Rochat not only puts the problem on the table, he gives us the solution—conservation of natural corridors for this species and others—hence, the title of the book. I recommend this book not only for the general public but also to undergraduate and graduate students of different disciplines who can analyze conflicts concerning the conservation of a predator. I also strongly encourage the author and publisher to consider translating this excellent book into Spanish and English so the North Americans outside of Quebec can read the important message Rochat so eloquently presents.
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Editor’s Note: Florian Rochat has lived in Switzerland all his life but has travelled to the US many times as a foreign correspondent and during vacations. He told me,” The idea of my novel came in 1992 with an article by Maurice Hornocker on mountain lions in The National Geographic which fascinated me. This led me to read the handful of general public books on cougars, then to interview Ken Logan in Moscow (Idaho) and Rich DeSimone (Montana) in 1999.” Rich allowed him to participate in his project in the Garnett Range of Montana during the following two years. Rochat continues, “ I tracked and collared lions with him and his aides. I explain all that on the “Making of” part of my blog”.
Rochat’s blog, http://www.cougarcorridor.com/, includes the link to a YouTube video of his work in Montana. A long passage is translated into English here - http://www.cougarcorridor.com/wordpress/?p=219
Marc Gauthier, whose pheromone lures have documented the presence of a few cougars in Quebec and New Brunswick, said this in his review on amazon.ca: “Having tracked cougars myself in this area of Montana and being closely interested in this species, I found this novel by Florian Rochat in the same time realistic, well researched and fascinating. Must be read by all those interested in environmental and conservation issues.”
The book is not available from amazon.com in the US but can be ordered from the Canadian branch of amazon.com - http://www.amazon.ca/Cougar-corridor-Florian-Rochat/dp/2847421335/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1259675096&sr=1-1The cost, including shipping, to my home in West Virginia, is about $40.00 USD.
COUGAR CORRIDOR needs to be published in English and Spanish so that people in North America can benefit from Rochat’s writing. Rochat has located an English translator and is looking for a publisher. If any of you readers have suggestions, please contact Rochat at flrochat@bluewin.ch
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My friend Bob Wiesner, who lives in Missoula, sends messages and photos that allow me to keep in touch with Montana wildlife and of course with cougars. I have tracked numerous cougars with him several years ago when I was researching material for my novel, Cougar Corridor. During all seasons of the year Bob is the person that Montana Department of Fish, Wildlife and Parks contacts when people report the presence of a potential human-wildlife conflict between mountain lions or bears near their home or in their neighborhood. Bob’s primary job is to educate people concerning wildlife issues and additionally he may have to trap or tree the problem animal with his hounds. Then the animal is anaesthetized, marked, and relocated to a remote location where it is released again into the wild. In some cases the animal may be euthanized if there is no better alternative. Each case is considered individually and the final solution is what is best for both wildlife and humans.
I sometimes regret that I do not live closer to Montana where I would have a chance to accompany Bob during his outings. Additionally, during the winter season, when Bob is not working for MFWP, it is his pleasure to search for fresh cougar tracks and - with the help of his hounds - pursue the mountain lion in order to pressure the cat to seek refuge in a tree so he can admire and photograph the large cat. I also suspect that Bob likes to feel the flow of adrenalin in his body because he frequently climbs closer to the lion in the tree in order to obtain a better angle or closer photograph.
Bob sometimes makes unexpected discoveries too while in the mountains. Recently, he was searching Gold Creek and Belmont Creek areas of the Blackfoot River on his snowmobile, while surveying for wolf tracks. He came upon 3 - 5 wolf tracks in deep snow that moved along a forest road for about 5 miles. A large male cougar track also entered the road, moving in the same general direction as the wolves.
Photo: Orwan Smith
“I came around a bend in the road,” Bob said , ”and saw ravens and eagles on a dead cow moose 300 to 400 yards above the road on the hillside. The male lion killed the moose and was feeding upon it for several days when the wolves appeared and drove the lion from his meal”.
Later Bob continued his snowmobile route and surprised a mature female lion that was lying nearby as he opened the gate to another forest road. The lion tentatively stalked away parallel to the road. However, Bob, in his curiosity, followed the lion on his snowmobile whereupon she ran a short distance and climbed a tree where Bob took several pictures of her.
The next day Bob returned to the area with two friends, Don Dodge and Sandra Johnson, both of whom are familiar with cougars (she has written a book about them). They found the carcass of another cougar victim - a white tail deer. A 40 pound cougar kitten was feeding on the carcass when Bob released both of his hounds and the young cougar - which was unable to run for a long distance when pursued by hounds - climbed a tree after about a 200 yards chase. Shortly afterwards, the cougar changed its mind and leaped from the tree only to be ”bayed up” on the ground under a Douglas Fir tree where Sandra Johnson is pictured admiring the feline from a short distance away.
Photo: Bob Wiesner
I’ve also had - thanks to Bob and his friends - the privilege of admiring cougars in their natural environment in Montana. And watching this image, I feel coming back to me all the emotion that such a magnificent and secretive animal can trigger. After a while, Bob, Sandra and Don leashed up the hounds and the young cougar withdrew into the dark, snow covered woods.
When a pack of wolves enter into competition with a solitary cougar the wolves will often take the kill away from the lion (displace it). Cougars, even the mature large males cannot ward off a pack of wolves and are forced to retreat or seek refuge in a tree. This in turn forces the cougar to search and kill prey at a faster rate than what it normally would do because it has lost its food source. Wolves and mountain lions are natural enemies and are constantly at competition with one another. On the other hand, a single cougar will have the upper hand with a single wolf at a kill site and may even eliminate its competitor as illustrated by this picture, taken by Bryan McCravy (another lion specialist in Montana), of a wolf that was killed and eaten by a cougar.
Photo: Bryan McCravy
The photos of this story were taken on different days and in different places. They serve to illustrate how wolves and cougars relate to one another in a wild state and how that interaction can be total and unforgiving.
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J’ai passé récemment deux semaines de vacances en Equateur. Magnifique pays montagneux avec de splendides volcans, population aimable et accueillante, peu de misère criante en comparaison avec certaines régions du Pérou voisin et de la Bolivie. Mais ce pays en développement est en train de perdre une partie importante de sa faune. A commencer par les cougars, qu’on nomme là-bas pumas. Le gouvernement, dans l’optique de développer le tourisme, sa quatrième ressource nationale, a créé plusieurs parcs nationaux. La conséquence positive de cette décision a été de protéger d’importantes surfaces contre une menace rampante: leur grignotage par la construction. Ce phénomène universel est particulièrement marqué dans les zones habitées du pays, où l’absence de zones à bâtir légalement définies se traduit par un essaimage tragique et anarchique des maisons et bâtiments de toutes sortes autour des villes et des villages. Conséquences négatives: la raréfaction de certaines espèces en raison du trafic induit par des milliers de visiteurs dans les zones protégées de ces parcs. Une perte d’habitat pour les cougars, notamment, que les fermiers de ces régions ne voient plus guère.
L’ours à lunettes (tremarctos ornatus), ainsi nommé en raison des taches claires qu’il a autour des yeux, disparaît lui aussi lentement mais sûrement en raison des pressions démographiques qui pèsent sur son habitat.
Une conscience écologique reste à naître dans ce pays qui juge avoir d’autres priorités, à commencer par l’amélioration des conditions de vie de sa population, et qui autorise toujours la chasse de ces plantigrades. L’Equateur manque par ailleurs de ressources pour conduire des études approfondies sur sa faune, sa nature, et leur gestion.
Autre symbole sud-américain de plus en plus symbolique: le majestueux condor. Voici quelques années, un comptage a été effectué pour déterminer leur population. Il a abouti à un nombre d’une cinquantaine d’individus. Aujourd’hui, les condors ne seraient plus qu’une quinzaine, autrement dit au bord de l’extinction. Le gouvernement a décidé de réagir et de lancer un programme destiné à accroître le nombre de ces splendides rapaces, qui jouent évidemment un rôle écologique important en tant que “nettoyeurs” des charognes animales et en éliminant les rongeurs. Il s’agit de faire naître de jeunes condors en captivité et de leur apprendre à voler, à chasser, bref, à vivre une vie normale de faucon sauvage. Terrible défi: plus de 90 % de ces jeunes rapaces meurent avant d’être capables de se débrouiller tout seuls. Dan O’Brien, un rancher et écrivain du Dakota du Sud qui a par ailleurs réintroduit des bisons dans les grandes plaines américaines (Les Bisons du Coeur Brisé), a raconté dans Rites d’Automne sa tentative d’éducation d’un faucon pélerin, une jeune femelle, en l’accompagnant de la frontière canadienne jusqu’au golfe du Mexique, sa route de migration naturelle. L’histoire de Dolly -c’est son nom - se termine mal, mais celle de la réintroduction des faucons pélerins dans les Montagnes Rocheuses à partir de 1965, époque où on ne comptait plus que 20 couples de l’espèce aux Etats-Unis, a été un succès.
L’Equateur commence donc à comprendre que le développement du tourisme doit s’accompagner d’une protection efficace de la nature, car voir un condor voler - j’en ai vus passer à trois mètres de moi au bord de la falaise d’un canyon au Pérou - est une expérience qui marque un voyage et qui ne s’oublie pas. Tout comme de pouvoir observer un ours, ou de voir passer un troupeau de cerfs ou de daims. Le spectacle des animaux dans leur environnement est un puissant moyen de nous relier à la nature.
De nombreuses communautés ont compris que le meilleur moyen de protéger leur nature était - paradoxalement - de leur donner une valeur économique qui profite à leurs habitants via les retombées de la manne touristique, comme au Kenya et en Afrique du Sud avec leurs grands parcs à la faune abondante. Autre paradoxe: des chasseurs, aux Etats-Unis notamment, se sont battus pour préserver des zones naturelles afin de pouvoir continuer à pratiquer leur sport favori, se montrant ainsi plus écolos qu’on se l’imagine parfois.
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Je l’ai déjà dit dans ce blog: mon ami Bob Wiesner, qui travaille pour le Département de la faune et des parcs du Montana, pose cet été des pièges pour capturer des grizzlys. Quelques-uns pour les besoins d’une étude, les autres parce qu’ils ont tendance à rôder dans les zones habitées. Il faut donc les “déménager” dans la nature.
Surprise, l’autre jour, pour Bob dans un coin de la Upper Clearwater River, où il avait installé une trappe: une jeune lionne s’y était fait prendre. Curieux comme sont les cougars, cet individu s’était aventuré dans la cage d’aluminium en se disant que ça serait peut-être une bonne tanière. Et il a déclenché bien sûr le ressort déclenchant la fermeture de la porte ! Il a dû y rester un ou deux jours avant d’être libéré lors du prochain passage de Bob.
“Elle fait maintenant ce que les cougars font”, commente Bob. Il a également constaté qu’il y en avait plusieurs dans le coin.
“Nice !”, dit-il. Chouette, oui.
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Depuis le 1er septembre, la chasse au loup est ouverte dans l’Idaho. Y compris celle au loup gris, qui figurait jusqu’en mai dernier et depuis trente ans sur la liste des espèces menacées du gouvernement fédéral américain. Depuis, Washington a retiré cette espèce de la liste. La gestion de cette population de canidés est ainsi devenue la prérogative de l’Etat de l’Idaho, et ces prochaines semaines, 220 loups, soit le quart de la population totale de l’espèce (850) estimée dans cette partie des Montagnes Rocheuses, pourront être abattus. Plus de 6000 chasseurs ont acquis le permis (12$) nécessaire. (Photobucket.com)

Raison de cette “opération de contrôle”: l’apparente surpopulation de loups, qui pose des problèmes aux ranchers en s’attaquant au bétail, et qui gène les chasseurs en s’en prenant à leur gibier de prédilection: les daims et les cerfs. Le fait est que ce prédateur, qui était absent de l’Idaho en 1995, a réussi à prospérer depuis sa réintroduction, en Idaho et dans le Montana, en 1995. Il y en aurait aujourd’hui environ 1300 dans l’ensemble de cette région. Peut-être beaucoup plus selon les pourfendeurs de l’espèce, mais aussi pour certains biologistes au regard “neutre”.
Toujours est-il que la chasse autorisée par les autorités de l’Idaho - qui pourraient être suivies bientôt par celles du Montana - relance l’éternelle polémique sur la cohabitation de l’homme et de ce canidé, ainsi que celle de celui-ci avec le gibier. La “Rocky Mountain Elk Foundation”, à ce sujet, conteste que les populations de cerfs ait diminué. Au contraire, écrit-elle, le nombre de ces ongulés a augmenté au cours des trois dernières années pour atteindre un record de 115 000 individus. C’est la raison pour laquelle - toute naturelle - les loups sont plus nombreux. Ce qui permet à la “Northern Idaho Wolf Alliance” de critiquer l’ouverture de la chasse en affirmant que les prédateurs et leurs proies équilibrent mutuellement leur nombre, un fait constaté scientifiquement en ce qui concerne les cougars, les lions de montagne. Dans un territoire et sur une période donnés, le nombre de ces derniers augmente ou diminue en fonction de la population de leurs proies de prédilection.
La morale de cette histoire: les hommes ne peuvent toujours pas s’empêcher de voir des adversaires - et des concurrents pour le gibier - dans les grands prédateurs. En attendant une décision d’un juge fédéral du Montana qui pourrait annuler la décision de l’Idaho, ce commentaire sur un site Internet est à méditer:
Combien de fois voit-on un loup obèse ?
Combien de fois voit-on on chasseur obèse ?
Et lequel mérite le plus de se nourrir de cerfs ?
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La tombe de la mère de Daniel Vasella, le patron des laboratoires pharmaceutiques Novatis, a été vandalisée. On a bouté le feu à sa maison de vacances au Tyrol. Des cadres de Novartis ont reçu des balles de pistolet par la poste, des bombes ont été placées sous leurs voitures, les environs de leurs logements ont été tagués. Les ultras de la cause animale, qui refusent l’expérimentation animale dans la recherche de médicaments, sont de retour. Plusieurs autres labos ont été leurs cibles ces derniers temps en Suisse.
Ces “eco-terroristes” appartiennent à une mouvance radicale qui n’est pas exempte de bêtise. D’autres groupuscules ont par le passé “libéré” des oiseaux d’une volière à Lausanne, ou des visons dans des fermes d’élevage en Angleterre, les condamnant à une mort certaine. Et ils ont leurs gourous. En Suisse, un professeur de philosophie de l’Université de Berne va faire paraître à la fin de l’année un livre intitulé “Libération animale et activisme”. L’été dernier, Klaus Petrus avait choqué la Suisse entière en affirmant que les humains devaient renoncer à posséder des animaux - y compris des animaux de rente, comme les vaches - et même comparé l’utilisation des chiens d’aveugle à de l’esclavagisme.
L’expérimentations animale, certes, même si elle s’inscrit dans un cadre légal contraignant dans de nombreux pays occidentaux, provoque le malaise chez beaucoup d’entre nous. Mais comment accepter le totalitarisme de ces activistes ? On pourrait leur suggérer de s’attaquer à des pratiques plus “obscènes” que le recours à des singes et des souris pour tester des molécules: les fermes d’élevages de tigres ou d’ours qui existent en Chine, et dont la finalité est de procurer toutes sortes de poudres “miraculeuses”, issues d’organes de ces animaux et souvent aux prétendues vertus aphrodisiaques, à l’immense marché de la médecine traditionnelle asiatique. Ce qui donne lieu à une boucherie révoltante, comme en témoigne cette photo prise dans une chambre froide de Guillin.
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J’ignore quelle est la position de Michael Douglas, mon héros dans “Cougar Corridor”, au sujet de l’expérimentation animale. Lui qui affirme que “ce qui est encore sauvage dans notre monde a le droit de le rester et la société a le devoir de le protéger” doit sans doute rejeter le principe de cette recherche. Mais la refuserait-il si elle débouchait sur un traitement médical capable de sauver un mal mystérieux qui aurait frappé sa compagne, Julie Bouchard ?
Mon ami Bob, dans le Montana, est loin de tout cela. Il traque des cougars en hiver pour le plaisir de les observer et les photographier. Et du printemps en automne, il gère les dérangements causés par des ours et des grizzlis qui s’approchent un peu trop des habitations. En mai dernier, Bob m’a photographié en compagnie d’un grizzly inoffensif chez un de ses amis, un taxidermiste. 
Et à la fin de ce même mois, il a participé à la capture de plusieurs de ces géants pour les besoins d’une étude du département de la faune et des parcs du Montana. Il les a anesthésiés avant de les doter d’un collier muni d’un radio-émetteur qui permettra aux scientifiques de suivre ces animaux, de relever leurs déplacements, de mieux comprendre leurs habitudes, de délimiter leur territoire. En voici un, photographié par Bob, qui est prêt à livrer ses secrets.

Michael Dupuis, dans “Cougar Corridor”, reconnaît l’utilité de cette recherche, tout en affirmant que, pour lui, elle “désacralise” le côté sauvage de ces animaux. Dans la nature comme dans la civilisation, nous sommes hélas toujours confrontés aux compromis.
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(…) Ce roman est dans sa première partie une véritable ode à la nature du Montana et à cet animal absolument fascinant: le cougar. Mais il dénonce aussi les dérives de l’homme qui empiète chaque fois un peu plus sur le territoire animal, sans y prendre garde. Et pose ainsi la question de savoir quelle est la vraie place de l’homme dans la nature.
La seconde partie du roman est plus rythmée, plus basée sur l’action. Les personnages prennent une réelle épasseur et une force. De plus (…), la culture indienne est aussi très présente à travers le héros Michael Dupuis, ce qui amnène encore une vision et un autre horizon à cette histoire captivante.
Florian Rochat signe un premier roman qui va beaucoup plus loin que les simples convictions écologiques. C’est un vrai livre de réflexion, très documenté, présentant même des solutions comme les corridors. Ce style de sujet est plus souvent traité par les auteurs américains comme Jim Fergus (qui encense ce roman) ou Nicolas Evans, dont “Le Cercle des Loups” est très proche de “Cougar Corridor”. La plume passionnée de Florian Rochat est féline, pleine de puissance dans les descriptions animales, pleine de chaleur dans les personnages, pleine de liberté dans les images des grands espaces.
On suivra donc avec attention les prochains écrits de cet auteur suisse. Une nouvelle et belle découverte des Editions Le Passage. (Stéphane Foch, Plume libre)
Florian Rochat nous emmène dans un Montana estival où l’homme redevient une proie pour la faune sauvage. (…) Servi par une écriture précise et agréable, ce roman est celui d’un écrivain qui souhaite nous bouscouler un peu, nous confronter avec la nature, nous montrer que la cohabitation avec elle est possible et que de la destruction découlent trop souvent l’affrontement et la mort. Alors on se laisse porter par l’intrigue, on se laisse convaincre par l’engagement et la sincérité des uns et des autres, et surtout par la force narrative de Florian Rochat. (Arnaud Moulhiac, La Page des libraires)
(…) Fin connaisseur de la faune des Rocheuses, et partisan d’un progrès respectueux de l’habitat naturel des espèces, (Florian Rochat) tisse ici un “polar écolo” dans lequel les magouilles meurtrières des agents immobiliers locaux vont se heurter à un policier d’ascendance amérindienne qui va faire corps avec la nature sauvage pour mieux vaincre le péril moderne. Il y a du Hillerman dans Rochat, c’est pas tous les jours que ça arrive. (Direct Marseille Plus)
(…) Avec pour terrain de jeu les grands espaces du Nord-Ouest américain, les cougars occupent la première place dans ce polar écologique mais sauvage. Sauvage comme un de ces félins qui, dès le début du livre, pose le décor et laisse un adolescent avec “un grand trou rouge à la place de ce qui avait été son visage”. Une cruauté effroyable que le romancier va pourtant démonter, expliquer, justifier. Pourquoi l’animal, certainement affamé, s’est-il autant approché des habitations ? Faut-il en avoir peur ? Comment prévenir ces attaques ?
(Le Montana), grand comme presque dix fois la Suisse (…) pour une population de moins d’un million d’habitants, n’est pas à l’abri de la frénésie immobilière voulue par les hommes. Florian Rochat dénonce ainsi la cupidité, l’égoïsme et l’ignorance de ceux qui ont décidé de faire passer leurs intérêts avant toute considération sur la préservation de l’environnement, et notamment celui des cougars.
Dans un premier roman juste et militant, Florian Rochat dénonce, sans complaisance et avec beaucoup de pertinence, un désastre écologique où les aniumaux sont les premières victimes et annoncent in fine des lendemains inhumains. (Emmanuelle Drevon, Tribune de Genève)
(…) C’est à la suite d’un article paru dans le National Geographic, en 1992, qu’est née la passion de Florian Rochat pour les cougars. Cet amoureux des grands espaces a tout de suite été séduit par le côté aventure qui se dégage de l’Ouest américain. D’ailleurs, le nature writing - un genre littéraire né aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, mêlant obervation de la nature et considérations autobiographiques - transpire de son ouvrage. (…) Cougar Corridor”: un roman intelligent qui sert magnifiquement à la compréhension et la cohabitation entre les animaux sauvages et les hommes. (Daniel Bujard, La Côte)
(…) Florian Rochat qualifie son roman de “polar écologique”. Pour nous, “Cougar Corridor” est surtout un hymne à la nature, à la vie sauvage, à la planète, au cosmos. (…)
Deux personnages émergent dans cette aventure: Julie, une écologiste, qui a pour projet la création de corridors destinés à faciliter les migrations des grands fauves et éviter les interactions entre les prédateurs et les humains; Michael, un spécialiste des lions de montagne. C’est un sang-mêlé, par une aïeule indienne. Il porte en lui une antique connivence avec les félins. Le terme de “chamanisme”, même si l’auteur du livre de l’emploie pas, s’impose de lui-même à la toute fin de cet ouvrage. (…)
Florian Rochat ne cède jamais à la facilité du manichéisme, ses héros sont des êtres simplement humains, dignes dans leur grandeur et dans leur misère. L’écriture nous réserve de beaux moments, des descriptions qui donnent envie de prendre le premier avion pour le Montana ou tout au moins de fermer les yeux et de rêver de grands espaces. (Michelle Talandier, Journal de Cossonay)
En lisant ce premier roman d’un journaliste suisse, on croit avoir entre les mains un livre traduit de l’américain, tant il nous rappelle ces auteurs très documentés, friands des grands espaces où se mêlent des personnages atypiques de la société profonde du Nouveau Monde. Cette sensation est encore accentuée par le cadre où se déroule l’action, un Etat des USA mythique, le Montana (…)
Nous sommes, ici, au coeur du débat écologique de la protection de la faune et de l’environnement. Le lion des montagnes, le cougar (…), félin magnifique (…), est la cause du choc entre partisans de sa protection et inconditionnels de la primauté de l’homme sur la création. A cela s’ajoutent des promoteurs à cent lieues de toute préoccupation humaine et écologique (…) Un très beau livre. (François Joly, la Tribune)
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